A quelques jours de la rentrée des classes en RDC : Stress et inquiétude dans les rangs des parents d’élèves  

Face aux difficultés d’argent qui se posent dans la majorité des familles, le gouvernement doit cesser de se couvrir la face…

Les deux mois de vacances accordés aux enfants scolarisés en République démocratique du Congo s’effritent rapidement comme la peau de chagrin !  Pour les élèves, il s’agit maintenant de se préparer à renouer avec le monde merveilleux du savoir et de petites amitiés qui font le lot de leur vie quotidienne d’écoliers toujours avides de nouvelles découvertes et de joie infinie !

A l’inverse de leurs enfants qui jubilent déjà, les parents d’élèves par milliers, pour ne pas dire par millions, il s’agit tout simplement de la fin d’une trêve qui aura duré l’espace d’un matin avant d’être replongés dans le gouffre de soucis qui ne les quittent jamais.

C’est par un mouvement machinal de la main qu’ils reprennent les billets de vacances reçus de leurs enfants à la fermeture des classes pour se remémorer les énormes dépenses auxquelles ils doivent faire face sans argent : frais d’écolage ; fournitures de classe, arriérés de l’année écoulée, uniforme et diverses autres dépenses qui ne figurent pas sur les documents précités en leur possession !

Dans la majorité des familles, en ville comme dans les campagnes du pays, à quelques jours de la rentrée des classes, le stress des parents d’élèves qui était à son paroxysme au début de vacances a repris et va croissant en même temps qu’il inquiète.

Créer un climat social favorable

On peut même craindre que l’état d’esprit déjà détérioré des parents s’aggrave davantage à la rentrée des classes, le 4 septembre prochain, suite aux fluctuations incessantes du Franc Congolais face au dollar américain qui est et demeure la monnaie de référence en RDC.

IL y a aussi la question ayant trait à la modicité de revenus dans les familles dans ce pays. On rapporte que le « gouvernement de la République » a réajusté légèrement les salaires pour les rapprocher du taux de change du marché parallèle. Mais, ce réajustement estimé à 20.000 FC sur chaque salaire reste de loin insignifiant face à la conjoncture économique actuelle.

En d’autres termes, le réajustement salarial opéré par le gouvernement ne résout pas le problème des parents d’élèves qui partagent le même marché des biens et services que d’autres dont les revenus sont vingt fois plus importants.

Face aux difficultés d’argent qui se posent dans toutes les familles du pays, à l’approche de la rentrée des classes, le gouvernement devrait cesser de se voiler la face et s’employer à améliorer le climat social, afin de permettre à chaque parent de satisfaire les besoins de ses enfants en cette période des préparatifs de la rentrée des classes.

A deux semaines de cette rentrée des classes, le stress des parents d’élèves va croissant et inquiète ces derniers. C’est dire que l’année scolaire qui s’ouvre risque de réserver de désagréables surprises aux parents dont plusieurs pourraient être incapables de faire étudier leurs enfants.

De graves perturbations dans le fonctionnement des écoles sont aussi à craindre et pourraient occasionner même la fermeture de certains établissements d’enseignement à travers le pays au regard de la tension explosive qui caractérise le climat politique en RDC.

Par Bamporiki CHAMIRA

(  la tempête , via www.congosynthese.com)


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